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Résumé

Ce que raconte Gilbert Bratsky se situe durant le printemps et l'été de l'année 2003 qui fut celle, mémorable, de la canicule. Dans cette courte période débute et s'achève ce qui aurait pu s'appeler « Une histoire de paranoïa» - comme le film de David Cronenberg s'appelait «A History of Violence». 

Yasmina Reza, Le Nouvel Observateur

Le plus réussi, dans ce roman cruel, c'est le regard porté sur les parents. Une mère secrétaire de lycée. Un père programmateur de la maison de la culture d'une petite ville de province. Pas vraiment des intellectuels, plutôt des militants de la culture pour tous. Cette culture que Jean Vilar et André Malraux promettaient de décentraliser et de démocratiser, et que les socialistes s'empressèrent de centraliser autour de la cour des ministères.

François Busnel, L'Express

Marc Weitzmann livre un roman sombre, d’une extrême intelligence, sur une société qui doute d’elle-même et cherche plus à préserver ce qui lui reste qu’à changer ce qui peut l’être. Il dresse, au travers du personnage de Gilbert Bratsky, le portrait d’une France qui n’intègre plus les individus qui la composent, les juxtapose dans une méfiance paranoïaque.

Jacques Henric, Art Presse

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Il faut "inventer", bien sûr, et c'est ce qu'a fait Marc Weitzmann à partir de deux époques distinctes. Passant ces deux périodes au feu de ses souvenirs (il est né en 1959) et de son imagination, Weitzmann parvient à faire surgir une "vérité" : celle d'un temps et, au-delà, d'un territoire tourmentés par l'histoire. Un pays, la France, où la haine et la peur se profilent en ombres chinoises derrière le présent, comme un sombre arrière-pays.

Raphaëlle Rerolle, Le Monde

La paranoïa du narrateur est le véritable fil de ce roman noir impossible à lâcher. Il nous parle moins de l'antisémitisme que de l'incohérence sociale d'une époque où nul ne sait plus s'il a raison d'avoir peur.

Benoit Duteurtre, Marianne

Quand j'étais Normal'' est le roman d'une crise qui ne se dénoue jamais. (...) Désespéré, polémique, il n'épargne personne, sans être, et c'est heureux, manichéen. Weitzmann décrit une société qui se défait et qui s'abîme, mais contrairement aux écrivains des années trente, à qui il fait penser par certains côtés, il ne se complaît pas dans cette description, il ne se satisfait pas de ce paysage sinistré.

Norbert Czarny, la Quinzaine Littéraire.

Marc Weitzmann a réussi à recentrer la question de la violence contemporaine sur son enjeu premier, les mots.

Christophe Donner, Le Monde 2

Marc Weitzmann cultive l'art de la lucidité -une lucidité clinique et critique qui détonne souvent, tant elle va à contre-courant de la tiédeur uniforme de l'opinion. (...) Son livre aurait l'éclat sombre de la tragédie s'il n'évitait l'impasse du pessimisme radical. Quand j'étais normal laisse briller une tremblante lueur d'espoir dans les ténèbres.

Damien Aubel, Transfuges (Pour lire l'entretien paru dans ce numéro cliquez ici.)

 

 

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